Exercices :
1. Dans le texte qui suit, écrivez au passé composé les verbes au passé simple (en gras).
Le lendemain je me relevai poursuivi des mêmes idées qui m'avaient agité la veille. Mon agitation redoubla les jours suivants; Ellénore voulut inutilement en pénétrer la cause: je répondais par des monosyllabes contraints à ses questions impétueuses (...)
Inquiète et surprise, elle recourut à l'une de ses amies pour découvrir le secret qu'elle m'accusait de lui cacher; avide de se tromper elle-même, elle cherchait un fait où il n'y avait qu'un sentiment. (...)
L'amie d'Ellénore me quitta: j'ignore quel compte elle lui rendit de notre conversation, mais, en approchant du salon, j'entendis Ellénore qui parlait d'une voix très animée; en m'apercevant, elle se tut. (...)
Tout à coup Ellénore annonça le projet de changer son genre de vie. (…)
Une nouvelle circonstance vint compliquer encore cette situation douloureuse.
Une singulière révolution s'opéra tout à coup dans la conduite et les manières d'Ellénore: jusqu'à cette époque elle n'avait paru occupée que de moi; soudain je la vis recevoir et rechercher les hommages des hommes qui l'entouraient. Cette femme si réservée, si froide, si ombrageuse, sembla subitement changer de caractère.
Extraits de Adolphe
Benjamin Constant
Document fourni par la société Bibliopolis http://www.bibliopolis.fr
2. Réécrivez le texte en tranformant les verbes au passé simple au passé composé.
“Il était une fois une petite fille qui avait de si jolies boucles blondes qu’on l’appelait Boucle d’Or. Un jour, elle alla se promener dans la forêt et elle découvrit une petite cabane qui se trouvait au milieu d’une clairière. Comme elle était très curieuse, elle poussa la porte et entra dans une salle à manger où il y avait trois tables sur lesquelles refroidissaient trois bols de soupe. Aussitôt Boucle d’Or s’assit devant la première table et goûta la soupe qui fumait encore: c’était beaucoup trop chaud; elle essaya alors le deuxième bol qui, celui-là, avait complètement refroidi. (...)
Boucle d’Or n’avait plus faim mais elle ressentait une grande fatigue ; elle aperçut alors une petite porte qu’elle poussa et se retrouva dans une chambre à coucher. Elle tâta le premier lit : trop dur ; le second: trop mou et elle s’endormit dans le troisième qui lui convenait tout à fait. Entre-temps, les occupants de la cabane, une famille d’ours, rentrèrent et s’apprêtèrent à déjeuner. (…) Ils découvrirent la fillette qui dormait profondément. Quand elle se réveilla, elle eut tellement peur qu’elle sauta par la fenêtre et courut d’une traite chez elle se jeter dans les bras de sa mère.”
Extrait du conte
3. Réécrivez le texte en tranformant les verbes au passé simple au passé composé.
Un
pauvre homme mourut laissant trois fils. Au retour de l'enterrement,
l'aîné parla à ses deux frères et leur dit : « Nous sommes
trop pauvres ici, partons pour chercher fortune.
Non, pas tous les trois, dit le second ; mais pars le premier, si tu la
trouves sur ton chemin, tu reviendras vivre avec nous au village.
Tu as raison, reprit le premier. Je m'en vais prendre la grande route
et j'irai s'il le faut jusqu'au bout du monde. voici un verre plein d'eau limpide :
tant que je serai heureux dans ma route, le liquide restera clair, mais s'il
m'arrive un accident, il deviendra trouble, et si je meurs l'eau sera toute
noire. Alors Jacques
partira à ma recherche. » Le jeune homme prit un pain noir dans
la huche et, un gros bâton d'épine noire à la main, partit à la recherche
de la fortune. Chaque jour les deux frères regardaient le verre d'eau et toujours
le liquide était limpide. Mais un matin, Jacques poussa un cri d'effroi :
l'eau était toute trouble et semblait presque noire. « Viens vite, André,
cria-t-il ; un grand malheur est arrivé à notre frère Antoine. »
André, le cadet accourut. « Vois-tu, frère ? vois-tu ?
Il me faut partir à l'instant au secours
d'Antoine. Prends cet autre verre d'eau et observe-le
bien chaque jour. S'il m'arrive malheur, tu te hâteras de prendre la grande
route et d'aller à notre recherche. Jacques se munit d'un pain noir, prit son bâton de voyage et dit
adieu à son frère. Quinze jours après son départ, l'eau du verre devint
trouble, aussi trouble que celle du premier vase. « Jacques est aussi en danger,
se dit le cadet resté à la maison. Je pars au secours de mes deux frères. »
Et il fit comme il avait pensé. Un gros pain
noir dans son bissac, le bâton d'épine noire à la main, il prit la grande
route et marcha toujours droit devant lui.
Le cheval enchanté :: Québec.
Henri E. Carnoy
Univers des contes : Lutinou. http://www.oursonbleu.free.fr/
3. Réécrivez le texte en tranformant les verbes au passé simple au passé composé.
Vanina leva les yeux,
et vit avec étonnement qu'une des fenêtres de l'appartement que son père
avait fermée avec tant de soin était ouverte. Elle se débarrassa de sa
dame de compagnie, monta dans les combles du palais, et à force de chercher
parvint à trouver une petite fenêtre grillée qui donnait sur la terrasse
garnie d'orangers. La fenêtre ouverte qu'elle avait remarquée était à deux pas
d'elle. Sans doute cette chambre était habitée; mais par qui ?
Le lendemain Vanina parvint à se procurer la clef d'une petite porte
qui ouvrait sur la terrasse garnie d'orangers.
Elle s'approcha à pas de loup de la fenêtre qui était encore ouverte.
Une persienne servit à la cacher. Au fond de la chambre il y avait un
lit et quelqu'un dans ce lit. Son premier mouvement fut de se retirer;
mais elle aperçut une robe de femme jetée sur la chaise. En regardant
mieux la personne qui était au lit, elle vit qu'elle était blonde, et
apparemment fort jeune. Elle ne douta plus que ce ne fût une femme. La robe
jetée sur une chaise était ensanglantée; il y avait aussi du sang sur des souliers
de femme placés sur une table. L'inconnue fit un mouvement; Vanina s'aperçut
qu'elle était blessée. Un grand linge taché de sang couvrait sa poitrine; ce
linge n'était fixé que par des rubans; ce n'était pas la main d'un chirurgien
qui l'avait placé ainsi. Vanina remarqua que chaque jour, vers les quatre
heures, son père s'enfermait dans son appartement, et ensuite allait vers l'inconnue;
il redescendait bientôt, et montait en voiture pour aller chez la comtesse Vitteleschi.
Stendhal . Vanina Vanini - Chroniques italiennes (1839)
http://abu.cnam.fr/BIB/auteurs/stendhal.html